Mardi 20 octobre 2009




c'est en étant ca
pable de mourir
 pour une cause incompréhensible au plus grand nombre,
qu'une petite race d'homme a réussi pendant des siècles à se faire
respecter du troupeau


tout le reste n'est que littérature



...........


L'anarchisme n'est pas, contrairement à ce que l'on pourrait penser, un mouvement d'opposition univoque. On peut répertorier dans ce domaine trois tendances dominantes : d'abord un anarchisme brut, dont le géniteur est Max Stirner qui rejette les données humanistes traditionnellement admises et qui met en valeur un individualisme exclusif. Ensuite un anarchisme de gauche issu de la philosophie des « Lumières », qui vise à l'émancipation des peuples et à l'exercice du pouvoir politique par tous, au prix d'actions violentes et radicales. Enfin un anarchisme de droite, ou aristocratisme libertaire, qui constitue une remise en question radicale des principes de 1789, non pas dans une perspective contre révolutionnaire, mais au nom d'une révolte individuelle contre tous les pouvoirs institués. La définition donnée de l'anarchisme de droite est une révolte individuelle, au nom des principes aristocratiques, qui peut aller jusqu'au refus de toute autorité instituée. L'anarchiste de droite n'est pas un simple individualisme. Il refuse la démocratie, les normes rigides des pensées et des comportements nés de la révolution industrielle, défend les valeurs aristocratiques traditionnelles de la France. Il est important de préciser que ce flou culturel, cette connotation indécise qui s'attache à l'expression « anarchisme de droite » tient plus du discrédit et de l'occultation dont il a longtemps souffert dans le monde des idées dominé par l'idéologie démocratique que de l'aspect paradoxal, difficilement saisissables de l'anarchisme de droite.


bon .......je vais ma petite révolution
Par joan césario - Publié dans : textes de noir vétus
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Mardi 29 septembre 2009
Par joan césario - Publié dans : texte de chanson
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Jeudi 10 septembre 2009

Je n'ai pas une minute à perdre
J'écris
Il est cinq heures et je précède
La nuit
Mon feutre noir sur le papier
Va vite
Pendant que ma lucidité
Me quitte

J'écris c'que j'ai vu
Diagramme des détresses
Le collier, la laisse
Je n'supporte plus
Vinyl de la rue
Fantôme de la vitesse
Tous ceux que je blesse
Je n'm'en souviens plus

J'ai atteint la date limite
Pour le suicide idéal
La date que j'avais inscrite
A quinze ans dans mon journal

Je croyais, la vie passe vite
Je croyais, je n'crois plus en rien

Es-tu prêt à mourir demain ?
Es-tu prêt à partir si vite ?
Les yeux baissés tu ne dis rien
J'ai atteint la date limite

Je ne suis plus de votre race
Je suis du clan  des autres

Je n'ai jamais suivi vos traces
Vos habitudes molles
J'ai forgé mon corps pour la casse
J'ai cassé ma voix pour le cri
Un autre est là qui prend ma place
Un autre dicte et moi j'écris

L'autre
Je suis l'autre

Venez entendre la fissure
Le cri
De la sensibilité pure
Celui
Qui se dédouble et qui s'affronte
La nuit
Celui du sang et de la honte
Folie

Folie que j'ai vue
A l'angle des streets
Dans la jungle épaisse
Des mots inconnus
Je vois ou j'ai vu
Hôpital silence
Tout ce que je pense
Je n'm'en souviens plus

J'ai dépassé la limite
Du scénar original
Rien à voir avec le mythe
Etalé dans le journal

Tu croyais, la vie passe vite
Tu croyais, tu n'crois plus en rien

Je suis prêt à mourir demain
Je suis prêt à partir très vite
Regard d'acier je ne dis rien
J'ai dépassé la limite

Je ne suis plus de votre race
Je suis du clan  des autres
Je n'ai jamais suivi vos traces
Vos habitudes molles
J'ai forgé mon corps pour la casse
J'ai cassé ma voix pour le cri
Un autre est là qui prend ma place
Un autre dicte et moi j'écris

L'autre
Je suis l'autre

Par du nanar en direct des 80's - Publié dans : texte de chanson
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Mardi 28 juillet 2009
j'en rêve le jour.

j'en rêve  la nuit .

tes absences marquent mon corps comme des coups de rasoir.

la brûlure de mes mains quand je cherche à te toucher et que tu n'est pas la .

la froideur de mon âme quand tu me manque .

 le souvenir de ta peau contre la mienne , reste gravé  sur ma peau  jusqu'à la prochaine fois .

Par joan césario - Publié dans : poèsie
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Vendredi 17 juillet 2009

J'étais bien installé - fixé sur mon nombril 
Avec les certitudes de ceux qui pèsent lourds 
Le cynisme rapide pour les dîner en ville 
Un triplex sur les Champs - une villa à Cabourg 
Dans mon carnet d'adresses quelques ministres intègres 
Quelques putes de luxe - 7 ou 8 tops modèles 
Des restaurants branchés - un vieux chauffeur très maigre 
Un président fourbu dont je tire les ficelles 

J'étais maître d'un monde où se battent et surnagent 
Des esclaves trop chers et des femmes volages 

Je suis seul allongé et mon sang devient noir 
Mon regard étonné est celui d'un enfant 
C'est toujours un mystère ce que tu peux bien voir 
Quand le 11-43 est reparti fumant 
Tout autour quelques ânes et des chevaux de course 
Se préparent aux courtines à griffer les dollars 
Juste au milieu du front une piqûre louche 
Derrière le crâne un trou béant sur le comptoir 
Les flashs des photographes - les poulets - les indics 
Et la folie anonyme avec ses lieux communs 
Rien ne me touche plus - ni le jeu - ni le fric 
Car jamais de ma vie j'étais allé aussi loin 

J'étais maître d'un monde où se battent et surnagent 
Des esclaves très chers et des femmes volages 

Dégagez - rien à voir avec les gangs mystiques 
Ceux des tractions avant: Roger Ribes et Buisson 
La complainte du Mandrin a des allures antiques 
Si tu viens du milieu tu connais la chanson 

La goualante de la rue qui chantonnait "Mon Homme" 
Ces hommes qui ne sortaient que quand la nuit venue 
Gentlemen solitaires - ils délourdaient les portes 
Tandis que le bourgeois se pressait dans la rue 

J'ai tant de souvenirs aux noms surréalistes 
Poupon - le Stéphanois -Beau torses - Beau Sourire 
La Bible - Le Nantais - Le Breton 
Et la liste aussi longue - tu vois - que nos éclats de rire 

J'étais maître d'un monde où se battent et surnagent 
Des esclaves très chers et des femmes volages 

Je ris encore parfois mais avec peu d'amis 
Le champagne va mal aux caves affranchis 
Comme le disait si bien la grande Signoret 
La nostalgie petit n'est plus ce qu'elle était. 

Par joan césario - Publié dans : texte de chanson
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Lundi 6 juillet 2009

 Salut à tous  voici le 1er essai que je fais  il est étalé sur les deux articles
qui se suivent  je vous demande ( si vous avez la patience de lire et de me donner votre avis  ,sur l'histoire ou , le style  merci à tous)


homem de sangue mas de razao

23 heures 45 le ventilo au plafond tourne dans un vol interminable.

il fait 40° la chaleur moite de la nuit, engourdie les esprits,

le rhum coule sur le comptoir, les conversations parlent d'or,

Les clients  riches ou pauvres n'ont que ce mot la à la bouche : oro

 

ils sont tous ici, perdus dans ce trou pour la même raison,

ils cherchent tous leur eldorado,  portes de sorti pour les uns

route vers la gloire pour les autres

ou encore quelques rares rêveurs fous venus pour l'aventure.

 

minuit il fait toujours 40° et je bois mon 5ème rhum, les glaçons pleurent

de chaleur dans le verre, le vernis de la table est sinistre,

 brûlé par l'alcool et le manque de propreté,

percé par les pointes de couteaux, ma table crie son agonie.

 

Je croise les bras et embrasse la salle d'un regard, la musique

craché par les haut-parleurs dégueule en flot  son rythme merdique

d'un son bien nasillard qui esquinte les oreilles.

 

Sacré réveil demain, je sans la gueule de bois d'ici.

C'est pas grave, de toute façon mourir dans ce trou un jour

autant le faire bourré, c'est moins douloureux.

j'en connaissais un qui a rendu son bifton, c'était un français

venu la en 75 avec des rêves pleins les yeux, remarque c'était un sacré gars

Le légionnaire ; ..ouais c'est comme ça qu'on l'appelait

il avait toujours le sourire même face à la mort ...jusqu'au bout

et avant d'avaler son ticket il lui a dit 

: t'es une salope et je t'emmerde t'aura que ma peau je garde mes rêves pour moi.

C'est vrai qu'il n'avait peur de rien  même les galimpéros les plus balaises

Le respectaient

Enfin que de souvenirs passé dans se bled pourrie

Je rêve de prendre une douche dans une vraie salle de bain , de me raser ,

De prendre le temps d'enfiler des fringues sèches et sortir me taper un ciné.

Balader dans une vraie ville , ne plus voir un arbre , faut être con quand même !!

Mais j'en peu plus du vert , de la jungle ,des arbres , des bestioles

 

 

Rêver de se laisser tombé dans une douche  chaude,

 Affaler tout au fond du bac de douche mon corps meurtri par cette

 sueur qui  ronge comme la morsure d'un acide, ma peau ne trouve  jamais le repos entre la fournaise et les assauts des insectes qui sont  plus gros que dans mes pires cauchemars  et je ne parle même pas de leur toxicité presque létale.

 

Sentir bon le savon, sentir  la mousse couler le long de mes bras, de mon dos, de mes jambes, la sentir couler sur ma tête comme une pluie salvatrice, une pluie qui te fait oublier

 Ne plus avoir cette odeur omniprésente  sur moi, ne plus sentir du tout.

 

Peut être que j'arriverais à décrocher mon billet de retour, un retour vers l'enfer bétonné

Vers les lumières de la ville,

 

Ici tout marche avec des groupes électrogènes, pas de centrale nucléaire dans cet enfer vert,

 la moindre ampoule est assortie du bruit plus ou moins proche d'un moteur, quel panard pour profiter du silence nocturne.

Ce n'est pas l'endroit pour une retraite peinarde, les singes hurleurs ne restent pas trop prés des hommes même sur leur propre territoire, les oiseaux sont la mais planqués dans les arbres, je suis sur qu'ils se marrent du spectacle qu'on  leur offre.

 

Le soir je suis souvent à la pulpéria, c'est le bistrot du coin, mais y a pas d'jaja ni de bon bordeaux

Il n'y a  que du raide, les glaçons c'est quand le groupe électrogène est neuf et qu'il marche bien.

La flotte oubli c'est un conseil si tu veux vivre un peu plus vieux et ne pas crever de dysenterie derrière un buisson, évite l'eau comme la peste.

Quand tu pousse les porte de la pulpéria ....c'est l'ouverture vers une certaine aventure.

Monté de bric et de broc  avec des matériaux volé la plus part du temps, avec quelques objets bizarres qui ferait hurler de plaisir un vieux brocanteur, j'ai même trouvé un jour une malle Vuiton qui servait de bac a glace.

Les tables sont rondes, parfois  carré  ou bancale avec un pied  attaché au fil de fer

Moi je m'en fou j'ai ma  table réservé

le vernis de ma table est sinistre,

 brûlé par l'alcool et le manque de propreté,

percé par les pointes de couteaux, ma table crie son agonie mais c'est ma table

 

Que du grand confort et du standing point de vue hôtellerie!

 

Ce soir je suis crevé, naze, à plat, il faut dire que c'était une journée d'enfer, d'enfer vert avec en prime les pieds dans l'eau   et dire qui y en a qui paye pour ça.

J'ai baté toute la journée en cherchant quelques grammes d'or, pour faire se rapprocher de moi ce retour vers la vraie vie.

 

Je pousse les portes de cette putain de pulpéria comme d'habitude  je me pose à ma table ...personne n'ose s'asseoir à cette table .....faut dire que la dernière baston dans ce gouge

Me donne un certain statut .....Trois galimpéros  au tapis dont un armé  d'un vieux flingue, que j'ai gardé en souvenir d'ailleurs, depuis je suis le gars à ne pas emmerder ici, surtout que  j'en ai laissé un la main plantée par mon poignard sur ma table et j'ai bu mon rhum en le regardant souffrir le martyre, la bouche deformé par un rictus de douleurs j'ai savouré mon verre dans le silence de cette salle ou les 25 paires d'yeux étaient tournés vers moi...attendant la suite.

J'ai  décroché mon poignard de la main de ce pauvre gars  et je l'ai fini d'un coup de genoux dans la tronche, pas très élégant   mais très efficace  ici pour se faire respecter des autres malfrats ou voleurs d'or.

Vaut mieux asseoir un réputation très vite si tu ne veux pas te retrouver flottant dans l'oyapuk.

Ici on flingue pour pas grand chose , quelques gramme de métal jaune  et tu te retrouve vite au paradis .

 

Je m'installe  donc à ma table et commande un rhum, je dis au patron de me laisser la bouteille

Et j'attaque à boire, il est 1heure 30 du matin et il fait toujours 40°.

Flap, flap, flap, flap fait le ventilo au plafond avec ses pales tordu et remplis de chiures de mouche et de liquide collé  par les verres  qui partent en l'air quelques fois .

 

 L'air est bien alourdi par la fumé des cigares et il  est à couper au couteau, il fait chaud mais dans la mesure ou tu transpire 24 heures sur 24 tu t'en fou.

 

Quelques verres plus tard je change de place je me colle au comptoir devant le seul endroit propre du zinc qui est la pompe à bière, tout prés des putes qui sont maqués par le patron de ce haut lieu des nuits amazoniennes, puis je demande à la belle

Banitéo si elle veut bien finir la nuit avec moi .............le patron me regarde et me dit

D'un signe de tête que je peu embarquer sa belle, ok je te paye demain  fut ma réponse en hochant la tête également.

Je sors de ce repaire pour aventurier fou  avec une belle de nuit et traversons  la centaine de mètres qui nous qui sépare ce lieu infâme de ma chambre plus au moins infâme elle aussi

 

 

On arrive main dans la main devant l'hôtel, on monte, les escalier grincent  ,   je lui ouvre la porte de la chambre, un peu de galanterie et de tendresse

 ne peu pas faire de mal a une jolie fille comme elle.

 

J'ouvre les draps fait fuir  les bestioles et pose sa tête doucement sur l'oreiller, je l'embrasse

La nuit promet d'être longue et douce.

 

 

Banitéo est là,  allongée sur le lit, je l'ai déposé avec  la délicatesse d'une caresse .

Son parfum de vanille m'enivre les sens, cette fille magnifique est un écrin de tendresse au milieu de cette jungle puante.

 la belle sur mon lit a une  couleur de peau  bronze , ses cheveux noirs sont de jais, ses yeux en amande  sont  sombres comme une nuit profonde, ça bouche si délicate reste entrouverte comme pour laisser échapper  un soupir.

Je la regarde là allongée sur le lit, je n'ai pas envie de la toucher tout suite, je veux la regarder, la dévorer des yeux  me remplir les rétines de ses formes douces, retarder l'instant où je sentirai sa peau contre la mienne  .

C'est un  peu une oasis de beauté au milieu de cette chambre sinistre aux murs blafard.

Je m'allonge prés d'elle, passe ma main dans ses cheveux, puis descends lentement vers son cou, je m'attarde sur ses épaules, l'embrasse dans le cou longuement  et je sens son parfum m'enivrer de plus en plus, comme une fleur maléfique qui m'attire toujours plus prés.

Mes mains ne se gênent plus, elles passent et repassent sur ce corps de bronze nu, laissant monter en moi un désir de plus en plus fort,   « putain je suis vivant »

me hurle mon esprit.

Banitéo soupire, gémit, griffe les draps de ses doigts longs et fins et dans un râle de sa voix rauque laisse échapper un «  pégar ma corpo » alors je lui donne ce qu'elle demande dans la douceur, la tendresse, je tiens sa tête entre mes mains tout en plongeant dans ses yeux si profonds afin de m'y perdre quand arrive le paroxysme final de cet instant.

Dégoulinant de sueur, je reste allongé tout contre elle,

Cette étreinte forte et douce à la fois  nous a  épuisés elle et moi.

Je regarde le plafond prend une cigarette entre mes doigts et joue avec avant de l'allumer.

Un petit air arrive enfin par la fenêtre il doit être 4h00 du mat, ce petit courant d'air délicieux sur nos corps transpirant est comme un soulagement, sa peau réagis à ce petit air, le bout de seins deviennent arrogant dans cette fraîcheur matinale, je la regarde encore perdu dans mes pensées, elle me rappelle quelqu'un, une femme que j'ai laissée dans un port en France, il y a bien longtemps maintenant.

Aller dort Banitéo, ferme tes yeux repose-toi, ton patron ne te fera pas travailler aujourd'hui, je te garde prés de moi pour la journée, repose-toi oublie cet enfer et rêve ma belle.

 

 

 

 

Il est 8 heures.

Banitéo ouvre les yeux et prend un air inquiet , je la rassure d'un sourire et pose ma main sur sa bouche en lui disant dors «  dors ma belle, repose toi ».

Et sans plus tarder j'enfile un froc, une chemise et glisse mon poignard dans ma ceinture.

Je dévale les marches grinçantes de l'hôtel et traverse juste en face pour aller voir  Roberto , le patron de la pulpéria et accessoirement le maquereau de la belle Banitéo .

Je pousse la porte de son  rade, pas grand monde de ces heures !

Je m'assois face à Roberto et plante mes yeux dans les siens avec un gros avantage sur lui ............ moi j'ai dormi un peu quand même donc je suis plus lucide que ce vieux renard.

Et la conversation commence devant un café noir qui te transformerait un estomac normal en baudruche percée tellement son café est raide................je me demande s'il le fait pas à la gnole son café ? .

Bon, Roberto, la petite Banitéo, t'arrête de la faire bosser lui dis-je ,

Ça va pas ? une petite gagneuse comme ça ?... Hors de question ou alors, si tu la veux, va falloir lâcher  beaucoup me dit il de son air de patron tout en gonflant la poitrine, avec sa chemise grade d'une nuit de beuverie.

Ecoute Roberto, tu lâches la gamine, je te paye 500 dollars semaine en compensation et tu ferme ta grande gueule, tu te crois où ? perdu dans ton trou encerclé par la jungle, tu te crois à Saint Denis ?

Ecoute, me répond Roberto, t'es personne ici. Moi je dirige tout  et tout le monde alors la petite c'est 10 000 dollars cash sinon tu dégages d'ici n'oublie pas que t'es qu'un gringo étranger ici , même si tout le monde a peur de toi .

 ... bon c'est comme tu veux Roberto, tu ne me laisses pas le choix dis-je en plantant mon regard dans ses petits yeux porcins avides de billets verts, c'est à ce moment la que j'ai monté ma lame juste sous son œil gauche .

Il tremblait le Roberto, il a rien vu venir, je lui  ai dit : écoute ma lame fait 25 centimètres il m'en faut à peine deux et demi pour toucher ton cerveau en passant par ton œil gauche , c'est pas un œil que je te crève là, c'est ta vie que je prend d'un coup de lame, je te troue la tête .

Un long, très long silence s'installe..... la sueur coule de son front ,de ses bras, de ses mains  agrippées au comptoir, ses phalanges deviennent blanches tellement il s'agrippe, j'ai l'impression que ses jambes vont se dérober sous lui et qu'il va pisser dans son froc.

Tu es fou, arrête gringo gémit-il, regarde, prends ma caisse, il y la recette de la soirée d'hier ...il y a plein d'argent prends , prends ....dit-il tremblant de trouille .

Je lui répond que son pognon je m'en tape, je veux la petite, elle mérite mieux que de travailler comme pute dans son gouge , mais surtout et ça je le garde pour moi elle mérite surtout une autre vie que celle là, dans cette merde, un vie normale pour un jeune et jolie fille  comme elle .............putain voilà que je joue les Samaritains maintenant .

Alors Roberto, je l'enfonce ce poignard dans ton œil ? Tout en augmentant la pression sous son bel œil qui perdait de son éclat..., je crois que c'est à ce moment qu'il a pissé dans son froc et qu'il s'est mis à trembler .

La terreur se lisait comme une affiche sur un mur, la panique, le désespoir, tout passait par son regard.

 Je n'ai pas vu son frère arriver derrière moi c'est justement dans les yeux de Roberto que j'ai vu un truc bouger.

J'ai à peine eu le temps d'esquiver d'un petit déplacement  latéral , la batte de base-ball qui arrivait comme une masse, crac  fit le bras droit de Roberto sous l'impact .

Juste le temps pour moi de changer mon couteau de main et le frangin  repartait à l'attaque .

Malgré son bras en compote le Roberto criait comme un goret :  tue-le , tue ce fils de pute, j'esquivais les coups de batte les uns après les autres, quand ce crétin de Roberto a sorti son calibre de dessous le comptoir ,un bon gros 44 magnum tout argenté avec un crosse de nacre. Oh mon pote, mauvaise limonade pour toi me suis je dit ...

Mon esprit travaillait  vite, très vite, les réflexes conditionnés reprenaient le dessus et me laissaient agir rapidement : sois mobile, pose tes pieds, assure ta position , écarte les jambes , des petits trucs qui revenaient à mon esprit comme des flashs.

Un roulé boulé et un coup de latte dans les couilles du frangin ça stoppe bien la pluie de batte de base-ball, surtout que j'y ais mis le compte et la force comme un drop de coupe du monde.

Par contre l'autre avec son  calibre ....c'est pas bon du tout .

Le temps qu'il monte son arme  de son bras gauche je bascule sur un pied , prends appui sur le comptoir et balance ma jambe de toute mes forces, emportant les verres, le bras de Roberto et le calibre, dans un fracas de verre brisé .

Etant déjà presque de l'autre côté je bascule entièrement derrière le comptoir, et finis d'un coup de genoux dans le sternum de  ce pauvre connard de Roberto.

Je récupère son flingue et le glisse sous ma chemise dans ma ceinture.

Je me lève, choppe un fond de rhum qui avait échappé au carnage, j'ai même pas eu le temps de porter la bouteille à la bouche quand un pluie de plomb s'est abattue tout autour de moi.

Putain de merde c'est quoi encore ça ?

Tout en plongeant derrière le comptoir, je prenais le flingue sous ma chemise et armais le chien rapidement , les vieux réflexes ne s'oublient pas on dirait .

Des insultes fusent de partout, des coups de feux ........ok ça doit être les petits potes de Roberto qui ont du entendre tout ce bordel et sont venus a la rescousse ...c'est bien ma veine.

Merde si je veux sortir de là sur mes jambes, j'ai pas trente six solution .

Alors ok les gars si c'est ça que vous voulez vous aller être servis.

Je balance une bouteille trouvée au sol et hop un wagon de coup de feux suivent le bruit de la bouteille ,

C'est bien les gars, je sais où vous êtes maintenant, ni une, ni deux, pas le temps de trop réfléchir dans ces cas là.

Je sais où ils sont, j'ajuste un coup dans la rotule pour le premier, qui se met a crier comme un damné sous la douleur,  le second tire un coup de son fusil de chasse , il n'a pas eu le temps de tirer le deuxième, paf un pruneau dans la cafetière ....hééé merde je viens de devenir un meurtrier, mais j'avoue que ça m'a à peine effleuré l'esprit vu dans la situation où j'suis !!

Roberto se lève complètement sonné, le souffle court et se met à hurler comme un demeuré il fait deux pas derrière le comptoir quand il reçoit une décharge de plomb en pleine poitrine, flingué par ses propres copains...mais c'est ce qui m'a permis de voir où étaient les trois derniers .

Calmement je regarde mon flingue, pose ma respiration , prends mes repaires dans l'espace, je me lève et  tire et  fait mouche puis j'enchaîne deux pas à gauche et retire et encore, un de ces connards se retrouve avec un genoux en moins, je sors du comptoir, pose un genoux à terre ajuste ma mire et tire une dernière fois dans le cœur du mec qui barrait la porte d'entrée, désolé mon gars c'était pas ton jour.

Plus un mec vivant dans cette tôle mis à part moi et le frangin de Roberto qui est coincé sous une table les deux mains entre les jambes certainement en train de prier santa anna d'avoir encore les couilles  entières....

Il me reste un balle, je replace le flingue dans mon froc sous ma chemise et dégage d'ici fissa tout en embarquant le contenu de la caisse et les deux boites de balles  sous le comptoir .

Je fonce à l'hôtel, monte les escaliers quatre à quatre, rentre dans la chambre : Banitéo qui a entendu les coups de feux est complètement paniquée.

Je la regarde et lui dit calmement : habille toi vite, on file d'ici ! Ne cherchant pas à comprendre la belle enfile sa robe

Et sans que je n'ai dit rien de plus, elle ouvre les tiroirs de la commode et les vide dans deux sacs trouvé sous le lit ,toute mes affaires avec une vitesse incroyable...futée et rapide  la môme en plus, je récupère un autre flingue piqué dans une bagarre antérieure et j'aide Banitéo à finir les sacs .

On se tire discrètos pendant que la populace est partie voir à la pulpéria ce qui se passait

Et en sortant par derrière l'hôtel, un tilt se fait dans ma tête :

 la jeep du patron de l'hôtel

outre le fait que je le paye pas en me cassant

 je lui pique sa jeep....bah me dis je : je ne  suis plus a ça près .

la sorti du village se fait à vitesse grand V , remarque que c'est pas les feux rouge  qui se bousculent ici  c'est plutôt les flaques de boue  et les mec qui marche au milieu de la piste,

et nous voilà roulant en trombe sur la seule piste qui est roulante dans cette jungle .

la belle n'a pas peur elle me souris ,me dis quelle est content de partir avec

 et me demande pourquoi je l'ai embarqué avec moi.... ?

 

 

 

                                               Fonce, fonce toujours tout droit

 

La sortie du village s'est faite sans encombre mis à part quelques poulets écrasés et je ne parle là que de gallinacés.

Nous attaquons la piste au taquet, la Jeep grince, rebondit, gémit de tous ses boulons et pièces, il est vrai que j'écrase l'accélérateur et roule comme un demeuré pour mettre le plus de distance possible entre nous et la clique de furieux de la pulpéria.

A l'heure qu'il est le reste de la bande doit être au parfum du carnage dans la tôle de Roberto, donc il ne fait pas bon traîner dans le secteur, je tente le sud, j'y trouverai encore quelques vielles  relations à qui je peux faire confiance.

Banitéo est assise a coté de moi malgré le stress et le speed  ambiants elle a une de ses mains posée sur ma cuisse et elle passe son regard de la route à moi sans rien dire mais avec un petit sourire au coin des lèvres , ce qui lui donne un petit air moqueur que j'adore chez elle.

Je me dis que je suis fou, c'est après l'action que ma tête se fout a gamberger à 100 à l'heure, c'est certainement pas le moment d'avoir des regrets, ce qui est fait est fait , je suis  un assassin , un meurtrier j'ai dézingué au moins trois mecs et bien éclaté 3 autres .............formidable !! j'suis dans une de ses merde moi .

De toute façon c'est pas la peine de revenir dessus et puis les yeux de Banitéo valent bien qu'on enlève la vie à une bande de petit malfrats, non ?

Je me concentre sur la piste qui devient de plus en plus chaotique, c'est une vraie course il ne nous manque plus que les numéros sur la bagnole et les casques  sur la tête.

Furtivement je jette œil sur les rétros  de temps en temps , au cas ou !!.

D'ornière boueuse , en ornière détrempée  la Jeep part d'un coté puis de l'autre, je lutte avec le volant et la boite de vitesse changeant de vitesse à chaque ralentissement , la boue gicle de partout, la bagnole change de couleur au fur et a mesure qu'on avance à ce train d'enfer on roule encore comme ça durant 4 heures sur une piste totalement défoncée puis au détour d'une piste moins empruntée au vue des traces sur le sol je coupe dans un petit virage direct dans la jungle .

Je m'enfonce d'une vingtaine de mètres  dans ce mur vert, je coupe le contact et rapidement je saute de la voiture , saisi un coup-coup et tranche quelques belles branches, lianes et autres feuilles de gros gabarit pour camoufler l'entrée de ce passage fait avec la Jeep.

 Durant cette occupation bien jardinière exécuter à vitesse grand V

Banitéo camoufle la Jeep et nous prépare un abri de fortune avec quelques branches  et de grandes feuilles «  cette petit est douée et intelligente, elle pige vite et je la trouve d'une efficacité redoutable »

Merde j'suis vraiment accro à cette môme, moi qui me la suis toujours joué solitaire, me voilà parti tel Bonnie and Clyde avec une belle eurasienne ...........

Bon c'est pas tout ça mais il va falloir se poser un peu dans tout ça, manger, se reposer et faire le point .

Notre petite planque bien à l'abris des regards est sympa dans le style camping sauvage on fait pas mieux , il ne me reste plus qu'à aller jeter quelques paires de pelles de terre sur les traces de roues de la jeep dans le virage pour parfaire notre camouflage.....je m'empare de la pelle accrochée au coté du jerrican de la Jeep quand j'entend un bruit ,un craquement , comme un pied qui ecrase une branche ..... » merde » la môme plonge dans la bagnole prend le flingue et me le lance .....je réceptionne et me tiens près à toute éventualité,

Quand un homme de petite taille sort de la jungle devant nous son petit bout de tissus cache sexe rouge et son tee-shirt Nike jaune fluo sont d'une discrétion dans ce vert omniprésent

Je m'éclaire d'un sourire, c'est un indien Oyapuk  il me sourit et me demande d'un geste de le suivre .......c'était pas vraiment prévu au programme ça , mais bon , pour l'instant, y a pas grand chose à faire de plus , on verra plus tard pour le repos ......

Banitéo choppe quelques affaires, le second flingue le pognon et les balles , décidément cette môme m'impressionne de plus en en plus.

 

Nous voilà partis derrière notre indien pas plus haut qu'un gosse de 12 ans avec sa sarbacane de deux mètres  et son  tee-shirt Nike .

Nous marchons durant deux heures pleines, traversons deux petit cours d'eau , notre guide ne cause pas  des masses mais il sait ou il va et en franchissant un dernier rempart vert nous arrivons  dans un village dans une petite clairière prés d'un coude d'un des bras du fleuve Amazone le village est fait de maisons sur pilotis, l'accueil est chaleureux, nous nous retrouvons entouré d'une nuée de gosses, de femmes , de vieux hommes et nous sommes rapidement invités à boire un Guarana qui est un boisson ancestrale qui te file une patate d'enfer tant au niveau musculaire qu'au niveau de l'esprit mélangé au miel et un peu d'eau c'est le capo ....un délice pour nos estomacs vides de tout durant des heures .

 

Cette boisson nous donne aussi le plaisir de laisser tomber un peu nos réflexions intenses du moment , mais je ne sais toujours pas pourquoi nous sommes ici, on a suivi notre indien comme ça sans réfléchir ou alors c'est l'instinct  , ma foi,  pourquoi pas au point où nous en sommes !!

Banitéo se retrouve couverte de fleurs en collier d'un pourpre flamboyant qui éclaire son visage , les femmes de la tribu  l'entourent lui donne à manger et à boire .

 Pour ma part j'ai droit à la visite de ce qui me semble être le chef .

 Un  homme trapu à la peau bistrée comme un bonze vient vers moi : une stature droite, noble dans son attitude , la Rolex au poigné fait un peu tache dans cet enfer vert il s'assoit prés de moi et  me parle dans un anglais parfait avec un léger accent d'Oxford, j'avoue que là c'est carrément une surprise pourtant, il semble ici chez lui ...mystère ?

C'est yeux sont clair , il reflètent  une intelligence  bien aiguisé.

J'avoue que je vais de surprise en surprise depuis un moment , tout me paraît étrange d'un seul coup, et rien ne me semble être fait au hasard ou alors je commence à être bouffé par la paranoïa ?

 

Il m'offre à manger et à boire et me parle de lui et son village , il était fils d'une dynastie d'armateurs  dans la région du nord-est  du Brésil , la région d'Angra dos Reis, région qui est composée de 365 îles et de deux mille plages pleines de beautés naturelles, sur la Côte Verde Fluminense, entre les États de São Paulo et de Rio de Janeiro, autrement dit un vrai paradis.

Angra dos Reis a été l'un des ports les plus importants du littoral fluminense. Il y avaient des navires marchands qui arrivaient, venus d'autres lieux du monde en plus de vaisseaux négriers avec des centaines d'esclaves pour suppléer la main-d'œuvre dans les plantations de café de la région.

Son arrière grand père m'explique-t-il, était négrier et quand il a été en âge de comprendre ce mot et de connaître l'histoire de sa fortune il a décidé de faire autre choses  pour sa destinée.

il a préféré partir loin de ça, vivre en harmonie avec la nature , « sacrée force de caractère mon petit gars je me suis dis ».

Faut en avoir pour laisser tomber une vie  toute tracée dans l'argent et la facilité et venir ici vivre.

Et puis d'un coup il plante ses yeux dans les miens , me prend les deux mains entre les siennes et me dit : « c'est bien ce que tu as  fait,  tu as tué Roberto et quelques un de ses chiens »

 Merde, comment il sait ça lui, on a fait quatre heure de route, et ça fait des plombes qu'on est ici dans le village mais quand même les nouvelles vont pas si vite ?

Je dois avoir un mine déconfite à cette annonce car il me rassure tout de suite.

 « Ne t'inquiète pas, nous sommes de ton coté   j'ai des informateurs dans le village »

Je nage en plein délire, ce gars-là, paumé au cœur de la jungle parle un anglais parfait, a des informateurs au village où j'étais, je ne sais plus quoi penser à cet instant .

Márcio (c'est son prénom ) me dit « tu peux rester le temps que tu veux ici avec Banitéo »

( voilà qu'il la connait aussi ? ) « tu es en sécurité, mes hommes vont cacher un peu mieux ta voiture, enfin ta voiture, celle que tu as volé à ce bandit Lucio  le patron de l'hôtel ».

« Bon ben je pense que je ne peux rien te cacher  Marcio !!

En effet Joan il n'est pas nécessaire de me cacher les choses, j'en sais beaucoup plus que ce que tu pourrais bien l'imaginer !! « 

 

Mais qui est tu réellement  Márcio ?

Tu le saura bientôt car je sais que je peu avoir entièrement confiance en toi, on en reparlera demain si tu le veux bien ? Ce soir repose toi bien avec ta belle Banitéo tu l'as bien mérité car tu as ôté à cette région une grosse épine !! »

 

Je quitte Marcio plein d'interrogations  et de doutes, je récupère ma belle

et deux enfants  nous montrent notre maisonnée, un petit nid douillet  les pieds dans l'eau , sur ses pilotis, un beau et grand lit suspendu aux poutres de la baraque tel une magnifique balancelle avec sa moustiquaire avec des draps d'un blanc immaculé , une calebasse de Guarana et deux verres finement ciselés en cristal.

 

Ici en pleine jungle amazonienne, finalement je ne m'étonne plus de rien. Quelle journée de fou quand même  allez encore un verre de Guarana  et ma belle se blottit contre moi

tout en me susurrant à l'oreille  «  je suis bien prés de toi mon bello aventureiro »

bon je voudrais bien savoir ce qui ce passe , dans quoi je suis tombé ?

demain peut être j' verrais  plus clair  , la nuit porte conseil .

 

Réveil tendre ce matin dans les bras de Banitéo, bercé toute la nuit par le bruit de l'eau qui coule juste sous notre  maisonnette

 Je me lève la tête bien fraîche, c'est l'avantage du Guarana tu peux en boire toute la nuit sans avoir la gueule de bois, une odeur de bon café m'éveille les narines et  me pousse à suivre cette effluve jusqu'à la maison sur pilotis de Márcio qui m'attend sur ça terrasse.

 Bonjour Joan, Café noir sans sucre me dit il,

 « salut Marcio  bien sur, avec grand plaisir, il y a un bail que je n'ai pas senti un aussi bon café »

 Je le fais venir de chez moi pas loin de la Côte Verde Fluminense, du coté de São Paulo je possède la bas une petite exploitation de café qui permet à une vingtaine de familles de vivre.

 

Je ne sais pas pourquoi mais je sens en toi un bienfaiteur, je me trompe ?

Non Joan c'est un peu ça, mais il a bien d'autre chose que tu ignore mon ami.

Bien justement Marcio tu pourrais m'éclairer un peu lui dis je.

A ce moment la Marcio se lève passe de la terrasse dans la maison et en ressort avec un ordinateur portable et une valise métallique, il installe son ordinateur  et va ouvrir sa valise au bout de la terrasse, il en sort une sorte de parapluies qu'il ouvre à l'envers, je connais ce type de matos ayant été pas mal d'années dans les forces spéciales je vois tout de suite de quoi il s'agit et c'est pas du matériel  de rigolo ce qu'il a.

Il installe son parapluie qui est une parabole souple en fait  la relis au câblage de la valise et  branche le tout à son ordinateur, acquisition du signal descendant, la valise émet un bip et se retrouve synchrone via une  liaison satellite avec le monde entier .........c'est pas beau le progrès, au bas mot ce matériel coûte quelques centaines de milliers de dollars et c'est du matos souvent estampillé CIA.

 

Marcio sans lever les yeux de l'écran de son ordinateur me dit ne t'inquiète pas Joan je ne suis pas de la CIA, ni de n'importe quelle autre agence, je ne travaille que pour moi et mes idées en fait, et pour personne d'autre ?

Tes idées sont elles louable Marcio ?

A toi d'en juger Joan regarde, il tourne l'ordinateur vers moi et la stupeur

 Mon dossier militaire, mais personne ne peu avoir accès a ces dossier la, même moi je ne le connais pas dans son intégralité et je tombe des nues en lisant ligne après ligne, opération après opération, compte rendu, notes d'état major, ordre d'exécution de mission, tout, tout y  est, les souvenirs remonte en vagues déferlante dans ma tête, de bons et de mauvais souvenirs, les frères d'arme perdu, le secret qui entourait certaines de nos missions, tout ressurgi brutalement, tout ce que j'avais essayer de perdre au fin fond de ma mémoire.

 

Prend ton temps pour tout lire Joan le temps n'a pas d'importance ici me dit Marcio.

Alors je me plonge dans la lecture de ce dossier, j'épluche, passe sur ce que je connais, m'attarde avec grand intérêt  sur ce que j'ignore et je découvre un tas de chose que je n'imaginais même pas, il est vrai que je ne me posais pas beaucoup de question à cette époque la, je commence à entrevoir vraiment le but de certaines missions, et c'est pas vraiment génial d'un point de vue éthique.

 

Une fois fini cette lecture Marcio me dit « allez Joan je te raconte pourquoi tu es la « 

Je bois une gorgé de café et écoute Marcio me raconter tout ça.

En fait Joan j'ai mis ma fortune au service du bien, pour servir des idées, des intérêts ou encore des causes perdus ou pas, je lutte contre le mal pour être Manichéen, je trouve que les agences gouvernementales ne servent que leurs pays et leurs intérêts ou pour des motifs qui ne sont pas philantropiques, ce que je déplore.

 

Moi  dit Marcio je veux servir la ou le mal fait des dégâts, aider les pauvres lutter pour les opprimes, renverser un gouvernement  ou faire un putsch ne me fait pas peur.

 

J'ai avec moi  beaucoup de personnes qui servent notre cause, des gens bien placé pour avoir de l'info, vous appelez ça des taupes dans votre jargon je crois ?

Et bien moi mes taupes sont dans les hautes sphères, et cela me coûte pas mal d'argent

Mais leurs renseignements  sont précieux et m'aident beaucoup dans cette croisade.

 

Mais je suis quoi moi dans tout ça Marcio dis je en le regardant droit dans les yeux

Joan tu es pour l'instant qu'une idée dans ma tête , à toi de devenir la main de notre cause

 

J'avoue Marcio que je suis un peu perdu là.

 

Alors voilà Joan  je t'ais dis hier que j'avais entièrement confiance  en toi

Je vais t' éclairer  «  tu as passer pas mal d 'année dans les forces spéciales, tu as les meilleurs résultats de tir comme sniper , tu touche aux explosifs sans problèmes , tu parle 4 langues , tu es capable de ne pas te paumer dans la jungle, tu as la capacité de t'adapter à n'importe quelle situation, tu as aussi un brevet de pilote sur hélico  et ton passage chez les seal  est resté dans les anales de l'unité .

 

Pour moi tu es l'homme idéal , mais surtout tu as un coté humain , un cœur , un véritable âme digne d'être des nôtres, tu es un soldat redoutable doté d'humanité et c'est ce que j'aime chez toi.

Je laisse Marcio continuer de me faire le portrait, je suis très curieux de savoir vraiment pourquoi il veux que je bosse pour lui .

 

 

Marcio fini par tout déballer.

Il me regarde droit dans les yeux, sans qu'un sourcil ne bouge et me dit  «  il n 'y a que toi qui puisses mener à bien les missions que je veux entreprendre « 

Je lui répondais «  Quelle missions Marcio ? « 

Voilà me dit il «  j'utilise mon temps et ma fortune a des fins non lucratives tu t'en doute bien, mais bien plus que cela « .......... , Un long silence à peine perturbé par le bruit de la jungle, et Marcio reprend, «  il y a depuis un moment des gens qui dans l'ombre commence à semer le chaos un peu partout dans le monde, terrorisme, racket de haut niveau, politique, opa sauvage dans la finance, tous les grands secteurs sont touchés, en y regardant de plus prés, il y a des relations, des connections qui se font avec tout ce désordre, cela sert des intérés, cela sert quelqu'un ou un groupe de personnes, je sens qu'il y a un truc immense, obscur, sournois, mais je n'arrive pas à mettre la main dessus.

Depuis peu il y a des assassinats de gens très haut placé, qui militent ou revendique avec un coté social prononcé.

A ma grande surprise j'ai vu réapparaître  une chose que je croyais disparue depuis la nuit des temps, «  Hassan ibn as-sabbah, les fida'is, des assassins d'élite resurgit d'un lointain passé leur devise était «  jusqu'à ce que la mort nous enlève nos plaisirs.

Qui  a remis ça  au goût du jour ? Je me posais la question en mon fort intérieur, une secte d'assassins, de véritables tueurs d'élites qui sont à l'origine même du mot assassin.

 

Marcio continu dans sa lancé, «  j'ai comme l'impression que certaines personne agissent dans l'hombre, ils manipulent des gens haut placés, des sociétés, même des gouvernements.

«  J'ai un mauvais présage, la dessus, je renifle quelque chose de très complexe, tel qu'une pieuvre qui se glisserait partout, dans chaque fente, chaque trou, dans tout le système, pour le mettre KO, c'est le pourquoi et pour qui que je n'arrive pas à mettre le doigt dessus.

Mais je sens quelque chose d'immonde  pour le futur.

C'est la que j'ai besoin de toi Joan, j'ai besoin de ton art de la guerre, de ton courage, de ton savoir, je veux que tu sois mon bras armé, pour lutter contre ce fléau, ce cancer.

J'ai besoin de toi, je sais très bien que tu as fait un croix sur ton passé, sur tes opérations avant de venir chercher de l'or ici, je connais ton histoire Joan et pas que celle ou tu étais militaire.

Celle qui c'est passé à Marseille en France.

T'es au courant de ça aussi ? Lui répondant du tac au tac ....

Je pensais pourtant que personne ne pouvait savoir.

Personne ne le sait Joan, sauf moi les services de polices et la D.G.S.E n'ont rien trouvé et pourtant ce n'est pas faute d'avoir cherché, je sais même a qui tu as donné l'argent de ce braquage.

Tu l'as donné à une organisation qui s'occupe d'enfants dans les favelas de rio, je me trompe ?

Non Marcio c'est bien ça, mais je ne suis pas un voleur, j'ai fait ça uniquement dans le but d'aider ces mômes qui sont obligés de survivre dans un enfer qui n'est pas fait pour eux, le coup était tellement facile et rapide à faire que j'ai sauté dessus  si l'on peu dire.

«  Sauté dessus, j'aime bien ton sens de l'humour Joan, me dit Marcio.

2 kilos de C4 sous le goudron d'une route isolé, quelques cartouches de gaz pour endormir les convoyeurs et hop le tour et joué.... C'est ce qui me plait chez toi  Joan tu as une rapidité d'exécution phénoménale, tu n'a blessé personne et c'était pas pour toi cet argent, je ne te lancerais pas la  pierre j'ai fait bien pire pour sauver des gens, ou des situations un peu utopiques certes, qui rentraient bien dans ma vision des choses.

Tu dois me prendre un grand mégalomane non ?

Pas du tout Marcio mais si tu es réellement ce que tu dis, je pense que je suis tenté de bosser pour toi, mais j'y apporterai des conditions Marcio

 

Alors négocions tout de suite me répondit 'il

 

Négociations sur le bout des doigts

 

Marcio attaque les négociations sans attendre et sans réflexion, il me dit tout simplement :

« Demande moi ce que tu veux et tu l'auras « vu sous cet angle là, les négociations risquent de tourner court, moi qui me sentais l'âme d'un marchand de tapis !!

bien voilà ce que je veux Marcio  «  je veux une équipe solide, 6 gars, bien entraînés et qui n'ont pas froid aux yeux, un armement dont je te donnerai la liste, une série de passeports avec diverses identités et nationalités, pouvoir garder Banitéo à l'abri

« Pourquoi Banitéo ? «  me dit Marcio, je lui répondais que j'aimais beaucoup cette fille et que je ne voulais pas lui faire prendre le moindre risque, je l'avais sorti d'un enfer, c'était pas pour lui faire courir un risque inutile et puis l'art de la guerre ce n'est pas pour les filles !!

Marcio me regarde avec un sourire en coin et me lance d'un air très détendu, «  je suis ravi que tu sois épris de ma fille, mais laisse la décider elle-même de ce qu'elle veut faire « 

Je ne savais plus ou j'en étais là tout de suite je dis à Marcio «  ta fille ? .....Attend là je ne comprend plus rien, c'est quoi l'embrouille ? .

Marcio me dit «  tu reprendras bien un peu de café ? «  L'air serein, très décontracté.

Il commence alors à me raconter tout depuis le début.

«  Banitéo est la fille que j'ai eue avec une femme de la favela à une époque ou je suivais le courant familial, mon père était encore de ce monde et je suivais mes études de droit à Brazil

Chaque week-end je partais avec des amis faire la fête à Rio, la tourné des grands ducs de Hypanéma aux plages de Copacabana, et un jour j'ai rencontré une fille, belle, adorable, simple vivant dans la favela mais venant sur les plages pour échapper à cette misère, je suis très vite tombé amoureux d'elle mais notre union de mon côté familial était impossible, alors je l'ai cachée elle et ses frères du coté de Sao Paulo, jusqu'à la mort de mon père et puis je l'ai épousé, elle m'a
Par joan césario - Publié dans : Homem de Sangue mas de Razao
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Lundi 6 juillet 2009

Aujourd'hui elle s'occupe de certaines de mes affaires, celles qui sont les plus légales, car au yeux du monde je suis mort il y a 3 ans dans un accident d'avion......tu ne peux pas savoir le confort qu'apporte l'ombre dans laquelle je vis.

Pour mener à bien mes projets, rassure toi on se voit  assez souvent en secret bien sûr.mais c'est là le prix à payer pour ce que j'ai entrepris......c'est une femme formidable

Et sa fille lui ressemble en tout point.

Quand je me suis attaqué à faire tomber les chefs de la mafia locale dont Roberto faisait partie

Banitéo est partie la bas au plus près et sans mon accord pour renseigner et infiltrer...elle n'a pas hésité à prendre de gros risques, contre mon avis favorable, mais comme sa mère tu ne lui feras jamais entendre raison si elle a décidé un truc.

Alors oui je suis ravi que tu aies des sentiments pour ma fille, imagine ma joie quand j'ai su que tu t'étais enfui avec elle et que tu arrivais ici, tu n'es pas arrivé par hasard dans toute cette histoire le seul élément imprévu c'est que tu as pris Banitéo sous ton aile, on s'attendait à pas mal de chose de ta part mais pas à ça.

« Voilà mon ami tu sais « .....

Marcio devait voir que j'avais une drôle de tête car il me dit «  t'inquiète donc pas, ça fait ça au début !! » Et il éclata de rire tout en se resservant un café.

Une fois passé cet étonnement Banitéo arriva vers nous avec sa démarche souple, très féline

« Assieds toi ma fille » dit Marcio, « bonjour papa » répondit Banitéo m'adressant un sourire, un de ceux qui me font fondre comme neige au soleil.

Elle planta ses yeux dans mes yeux  et me dit «  j'espère que tu ne m'en veux pas ? , mais quand tu as commencé à t'éprendre de moi je ne pouvais pas tout te dire et puis à mon tour j'ai baissé ma garde je me suis laissée prendre à tes filets « 

J'étais très gêné devant Marcio qui se gaussait comme un sale gosse qui avait fait un mauvais tour.

Et puis on reprit la négociation....... enfin du moins ce qu'il en restait

« Parlons peu parlons bien Marcio »

« Côté équipement, je veux du top, il me faut

 

des P90* de la société FN Herstal

 

des HECKLER & KOCH MarK 23 PISTOL * en arme de point

 

une paire de PSG1 A1 Semi-automatique Sniper Rifle*

 

des MP5 SD* de chez HK

 

et puis le matériel standard habituel, mais on en reparlera »

« alors je suis avec toi Marcio, je marche avec toi ......ok »

Marcio me regarda droit dans les yeux, et porta sa main devant moi

« Marché conclu, je savais que tu accepterais ,tu es un homme d'honneur » dit il.

 

 

 

 

 

 

* P90 de la société FN Herstal  arme d'assaut légère et compacte

* HECKLER & KOCH MarK 23 PISTOL : pistolet  automatique 45mm

 

* PSG1 A1 Semi-automatique Sniper Rifle :fusil  longue porté pour tireur d'élite

 

* MP5 SD : pistolet mitrailleur équipé d'un silencieux , arme très discrète

 

Qui sont ils ?

 

Les détails concernant les besoin matériels sont rapidement vus avec Marcio.

Par contre je lui en demande un peu plus au sujet des six hommes qui sont sensés m'accompagner dans les missions.

A ce moment là Marcio se penche sur son ordinateur et ouvre un fichier, tourne l'écran devant moi et me dit «  voilà » mon choix j'espére qu'il te conviendra .

Je regarde l'écran et je découvre 6 dossiers.

 

J'ouvre le 1er : la photo n'est pas de bonne qualité mais je devine très vite l'origine de l'homme sur la photo. Igor Navolicht, ancien Speznats avec des états de service impressionnants ....jusqu'au jour où il tue son officier supérieur et là, c'est Marcio qui m'explique la suite .

Igor a servi dans les Speznats durant 15 ans jusqu'au grade de sergent chef puis il a tué son officier durant une opération  noire de l'ex Union Soviétique, son chef était un véritable fou,

Utilisant les nombreuses opérations clandestines de son exécutif pour violer, tuer sans mobile apparent et s'enrichir en pratiquant  une curée  dans les maisons  qu'il dépouillait, tel un Atila, un véritable fou qui assouvit un penchant psychopatique en remplissant ses poches.

Igor ne s'est pas contenté de le tuer de ses propres mains il a restitué les biens aux personnes encore vivantes d'un des villages qui avait été pillé juste avant sa mort.

Pour ce qui est de ses spécialités, c'est du solide, spécialiste en explosif, tireur d'élite confirmé et de plus, possède une capacité physique hors du commun.

 

Le second fichier montre un homme dans la jungle avec une section de la légion étrangère

«  mince je connais ce mec !! »...

Marcio me confirme «  il a été ton instructeur durant les deux périodes où tu es passé t'entrainer à la survie en milieu hostile  « ...incroyable , Edmondo Varez, un sacrés gars,  je passe les états de service de Edmondo que je connais déjà pour questionner Marcio  sur les raisons de Edmondo pour intégrer son groupe.

Marcio m'explique que la fille et la femme d'Edmondo vivaient en Colombie et elle ont été kidnnapées par les FARCS, Edmondo s'est mis alors en chasse et les a retrouvées mortes toutes les deux à quelques heures près il les auraient récupérées vivantes.....mais les Farcs s'en sont débarassé à ce moment là : il a craqué il a traqué ce groupe de 25 pseudo révolutionnaires et les a tous tués en gravant à chaque fois sur leurs cadavre assasino..pour que les gens voient ce que sont réellement les Farcs « Les FARC se définissent comme un groupe marxiste-léniniste. Ils affirment représenter les pauvres du monde rural contre les classes riches de la Colombie et s'opposent à l'influence des États-Unis en Colombie, à la privatisation de l'exploitation des ressources naturelles, aux multinationales.

Ils se financent à l'aide d'une multitude d'activités incluant la prise d'otages (1 600 estimés), l'extorsion, le détournement et la participation directe au marché de la drogue. Cette drogue est en partie vendue aux États-Unis. » drôle de révolutionnaire quand même quand on sait que certains  groupes paramilitaires d'extrême droite se joignent à eux.

Edmondo a aussi certains talents, outre le fait qu'il est un véritable GPS en jungle, il est spécialiste dans l'art de la stratégie et de l'infiltration, il a servi 15 ans dans le GRUMEC (Grupo de Mergulhadores de Combate)  qui est formé dans un 1er temps par les Seals  U S  en 1973 il se tourne vers la France pour intégrer le programme de formation des nageurs de combat français.

 

 

Le troisième dossier  est celui d'un anglais .

J'était en train de me faire une réflexion  bien personnelle là- dessus «  encore un roosbeef » quand j'ai lu son parcours .........j'ai ravalé mes pensés qui ne font rire que moi.

Le Major John Gartled est resté dans le S.A.S durant 20 ans en active, il a toujours refusé l'avancement et les promotions pour rester au service opération.

Ses faits d'armes sont tout simplement impressionnants : durant Tempête du Désert il a sauvé la peau à une escouade complète  de S.A.S à lui tout seul, étant le seul à n'avoir pas été pris il est resté planqué toute la journée enterré dans le sable et est revenu la nuit suivante pour libérer ses potes faits prisonniers qui étaient gardés par 15 irakiens dans un village de Baouzel (25 km à l'est de Baqouba) . Uniquement muni de son couteau sans faire le moindre bruit il les a tous sorti de ce bourbier.

Spécialiste du renseignement et de l'exfiltration d'otage il possède tout un barda de qualités exceptionnelles et il est tireur d'élite également ce qui est un plus «  ça sert toujours d'avoir de fines gâchettes !!! »

 

Le quatrième homme  est un asiatique , un japonnais plus précisement , il faisait parti du Kaijô-Jieitai, les forces maritimes d'autodéfense. Hishy Ryu, qui a 30 ans, est un fils de pêcheur de la petite ville cotière de Akita. Il est vite devenu un très bon marin et un très bon soldat.

 

Le Japon ayant constitutionnellement renoncé à la création et au maintient d'une force « d'attaque » et donc de protection, la sécurité de l'archipel repose sur la dissociation des risques intérieurs et extérieurs le tout chapeauté par une politique de dissuasion. Les « Forces d'Autodéfense » assument la gestion de menaces naturelles et intérieures tandis que les Etats-Unis assurent la sécurité de l'archipel face aux risques extérieurs. Cette coopération puise ses racines dans la signature de deux traités. Le traité de paix de San Francisco du 28 avril 1952 et le traité de coopération mutuelle et de sécurité entre les États-Unis et le Japon du 19 janvier 1960.

Cela n'empêche pas les japonais d'avoir monté une unité spéciale pour lutter contre certaines menaces, notamment la piraterie en collaboration avec les autorités vietnamiennes, chinoises, coréennes et thaïlandaises.

Dans cette unité il fait un travail formidable de repérage et d'élimination avec son groupe d'intervention.

Il a une formation de nageur de combat de tireur d'élite il est spécialiste des télécommunications  en plus d'être un as de la bidouille électronique et de l'informatique.

 

Le cinquième homme est français.

Paul De Saint...n'a guerre de saint que le nom

 

20 ans dans le commando Hubert au service actif,  un sacré palmarès aussi en matière d'opération spéciale. Spécialiste en exfiltration , tireur d'élite , chuteur opérationnel.

plus quelques spécialités bien planquées dans ses poches , tel que le maniement des armes blanches et le  Krav Maga, de l'hébreu קרב מגע qui signifie littéralement « combat rapproché ») c'est une méthode de self-défense israélienne. À l'origine, il a été créé par Imi Lichtenfeld pour les besoins de l'armée israélienne. Aujourd'hui, il est utilisé également par de nombreuses  troupes d'élite internationales.

Un élément de valeur en combat rapproché.

 

 

Le sixième homme n'est pas un militaire à mon grand étonnement. Mais un policier, un ex-policier plutôt, il faisait parti de la  DEA : La Drug Enforcement Administration  c'est le service de police fédéral américain dépendant du Département de la Justice des États-Unis chargé de la mise en application de la loi sur les stupéfiants et de la lutte contre leur trafic.

 

le siège est situé à Arlington (Virginie). Elle entretient sa propre académie hébergée dans une base du corps des marines à Quantico (Virginie) avec celle du FBI.

La DEA possède 237 bureaux d'investigation et 80 agences étrangères réparties dans 58 pays.

Ed Romano (Eddy en fait) est un gars de 36 ans qui une fois ses études achevées est rentré directement à la DEA où il a débuté un carrière d'agent de terrain excellente jusqu'au jour où, dégoûté par le système et sa direction, il a rendu sa plaque , il a même refusé les offres du FBI qui voulait le faire venir à Quantico comme instructeur.

Un véritable flic qui marche au flair et à l'instinct, excellent tireur, il est le roi pour suivre le fric me dit Marcio .......quand il ont démonté le cartel de kali il a suivi à la trace du pognon et mis a jour tout un réseau de connections qui passait même par des institutions de son pays.

Et c'est un vrai pit bull il ne lâche jamais le morceau et il a une passion, le marathon : ce mec la court comme une gazelle  sur des kilomètres, il est très très endurant.

 

Me voilà à la tête d'une petite équipe très polyvalente et multiraciale, c'est pas United Beneton mais presque .

 

Pour revenir à toi me dit Marcio j'en sais beaucoup sur toi mais  très peu avant que tu ne rentres dans les Seals.

Fais- moi plaisir  raconte moi .....à contre cœur (mais je lui doit bien ça, j'aime pas causer de moi) je me lance dans les souvenirs ...

Je suis né en 1966 a Salvador, Sa dénomination exacte est

 São Salvador da Bahia de Todos os Santos, « Saint Sauveur de la Baie de Tous les Saints ». Elle est située au bord de la baie du même nom. C'est le port principal de la région Recôncavo Baiano. Il y a environ deux heures d'avion entre Salvador et São Paulo.

Bahia la Noire est le berceau de l'Imendja (déesse de la mer) le plus beau fleuron du Brésil colonial, grandit, se transforme, se modernise. Sans pour autant perdre son âme : le charme et les rythmes qui l'ont rendue célèbre.

Issu de l'union d'un marin français et d'une brésilienne... je sais, curieux mélange, maman s'occupait d'enfants plus ou moins délaissés par leur famille. Pour mon père, quand il était à la maison, j'étais le roi du monde . Cet homme avec ses yeux gris acier, sa taille de géant 1m95 pour un gosse c'était immense, ses bras musclés et ses tatouages, quand il me portait sur ses épaules  j'étais fier, fier aussi des leçons qu'il me donnait en français, fier quand il me faisait travailler avec lui au jardin, quand il m'apprenait à me battre tout en respectant mon adversaire, fier aussi des leçons de vie qu'il me donnait quand maman avait le dos tourné , car elle voyait en moi encore le petit garçon qui se faisait bercé dans ses bras, et puis il devait repartir et à chaque fois je partais de la maison pour me réfugier chez mes copains dans la favéla ...maman faisait semblant de me chercher mais elle savait toujours chez qui j'étais, alors elle me laissait ruminer ma colère et ma tristesse de ne pas voir ce père assez souvent.

Quand j'ai eu 8 ans ma mère est morte des suite d'une maladie dont je ne me souviens pas, seul et sans famille j'ai vite trouvé refuge dans la favéla où un beau jour à l'approche de mes 11 ans mon père ayant appris la mort de maman est venu me chercher......il a eu du mal a me mettre la main dessus mais il y est arrivé c'était un bosco dans la marine, rien, aucun homme ni aucune bouteille de rhum n'aurait pu faire tomber ce père que je ne connaissais que très peu mais que j'admirais beaucoup, il m'a ramené en France à Marseille, m'a éduqué comme il pouvait. A sa retraite on est parti aux Usa rejoindre sa sœur qui avait fait sa vie là-bas depuis de nombreuse années en tant médecin, on a vécu quelque temps chez elle.

Avec ses relations la sœur de papa à réussi  a me faire avoir la nationalité Américaine tout en gardant le nom de maman.

Puis on s'est installé à  Coronado en Californie, juste à côté d'une base de Marine's où s'entraînaient les Seals  et ce n'était pas un hasard.

Moi j'ai gardé quelques contacts sur Marseille, des amis d'enfance, puis papa m'a un peu poussé à rentrer dans les Seals, je crois qu'il voulait que je réalise ce qu'il n'avait pu faire ...j'en sais trop rien, c'était pas un bavard sur ses envies ou ses idées ou son passé mais il avait un goût du travail bien fait qu'il ma légué je pense ....la ténacité, le sens de l'honneur et sa rage de détester tout ce qui est injuste.

Après mon passage au Seal «  ça tu connais Marcio »

SEAL phoque en anglais) mais aussi Sea Air Land  dans les années 1960. En 1962, la Première formation des SEALs a été créée pour la Flotte du Pacifique et la Deuxième formation des SEAL pour la Flotte de l'Atlantique. Ces formations ont été mises sur pied pour conduire des guerres non-conventionnelles et sont devenues des commandos de la marine de la US Navy, de la lutte anti-insurrectionnelle à la lutte anti-terroriste, dans le cadre de l'évolution générale des forces spéciales

 

....une de mes dernière opération, c'était Le 27 février 1991, avec plusieurs équipes de SEALs on est les premiers à rentrer dans Koweit City.

Après tu connais la suite Marcio.

 

Marcio pris la parole  pour me parler d'une chose qui lui tenait a cœur

 

«  Je vais t'expliquer maintenant  ce que j'ai dans ma manche « 

  J'ai deux joker  connus de personne, ce sont deux génies de l'informatique, et quand je parle de génie je suis très loin de la vérité  si ses deux personnes tombaient entre de mauvaise mains  ce serait une catastrophe  et Marcio éclatât de rire,

 

Je m'explique  plus clairement, Dimitri et Sergei sont deux frères  qui on étés élevés par un père seul, leurs maman n'ayant pas survécu à leurs naissance.

 

ce papa  était un programmeur de génie qui travaillait  pour l' ex KGB  les enfants ont grandi dans les ordinateurs si on peu dire et ont certainement eu les gènes de leur père ....., plus tard quand leur père était sur sont lit de mort  il a donné a ses fils un carnet bien précieux  de ce jour la ...pfffffff disparue une fois  leurs père mis en terre à saint Petersburg  les deux petits génies ont disparus il sont réapparus un beau jour il y a 6 ans a peu près ici même .

On a vu débarquer une paire de garçon blanc comme des cocos  bouffés par les insectes  (vraiment pas des gars fait pour le monde extérieur « rigola Marcio « 

ils m'ont expliqués  qu'ils étaient planqués depuis la mort de leurs père et qu'ils surveillaient le monde via leurs terminal bien caché a l'abris des oreilles ou des yeux indiscrets  pour s'occuper ou pour voir comment le monde se portait  tout en espérant  lutter contre certaines formes d'illégalités ou d'injustice

Mais ils manquaient de ressources et c'est la qu'ils m'ont repérés et qu'ils ont vus ce que j'essayais de faire, alors tout en m'espionnant ils se sont dit que associer a moi ils obtiendraient les moyens de lutter eux aussi alors après une longue période de réflexion des deux cotés nous avons décidé de travailler ensemble.

je les est donc installer dans une maison isolé et très bien gardé, surtout pour leurs propre sécurité  , nous avons pris le matériel adéquat  pour leur mission et ils sont devenus mes yeux , mes oreilles , ils sont capable de pénétrer n'importe quel système  NSA, FBI, CIA ,DGSE  MI6 et j'en passe et pour te répondre avant que tu ne pose la question le fameux carnet de leurs père .

ce carnet comprenait tout les codes  d'acquisition et d'entrées des satellites de surveillance des plus grandes agences de renseignement  du monde ...tu comprends maintenant pourquoi je les ais mis à l' abri tout les deux sous bonne garde, et ils n'ont que 25 ans .... » Je t'assure Joan quand ils sont arrivée ici ils avaient à peine 19 ans, comme quoi les valeurs n'attend pas le nombre des années chez les petits génies

 

Donc Dimitri et Sergei vont être vos yeux, vous auraient une liaison directe et crypté  durant vos missions, ils vous donneront accès a tout les plans les codes ou tout ce donc vous pourriez avoir besoin.

«  Je te le dis Joan avec ses deux la vous partez avec une protection divine «  et  Marcio éclatât de rire de nouveau

«  Puis ils ont inventé quelques petit gadget qui vous plairont j'en suis sur.

 

Alors nous voila une équipe entière  6 hommes de terrain  et deux super génie pour nous montrer la route ..........ça commence a devenir intéressant

 

Marcio proposa  à Joan de prendre quelques jours de repos dans une de ses maisons dans le sud

De la France  le temps qu'il organise certaines  transactions et divers plan d'organisation avec les jumeaux  Dimitri et Sergei.

Banitéo  l'accompagnera et sera en quelques sortes un agent de liaison entre Marcio et le groupe.

Finalement  ça commence à ressembler à une véritable agence  de renseignement , sauf que la vue le nombre de personne réduite les éventuels risques de fuites seront inexistant , c'était un grand défaut des  agences gouvernementale trop de gens avait accès à l'info et puis dans certains pays les dirigeants  ou proche du pouvoir  y avait accès aussi  par tout les moyens possible , confidence , besoin de briller  devant un sénateur  ou fuite délibéré également .....Bien souvent l'arbre qui cache la forêt.

 

Cette histoire commençait à plaire à Joan et puis rien que l'idée que de prendre un peu de repos en France  avec Banitéo  était déjà une très bonne chose et puis cela laisserai le temps au groupe de se rencontrer, la rencontre sera prévu par Marcio dans 4 à 5 semaines

Toujours dans le sud de la  France.

Donc du bon temps en perspective ce dit Joan

 

Le temps de boucler le peu d'effet qu'il avait Joan vit arrivé Banitéo avec deux valises,

Banitéo expliqua que Marcio avait détaché une personne pour aller leur acheter quelques habits et autre affaire indispensable pour au moins ressembler a des voyageurs labda

 

Le transfert vers la France se ferait dans un petit aéroport  celui de São Jose Das Palmeiras dans la région de São paulo ,à bord d' un jet privé

d'une des sociétés de Marcio

ce qui laisse entendre «  pas de contôle douanier vu les relations de Marcio

le jet  nous fera faire le grand bon vers la France quelques 9400 kilomètres  pour retrouver un peu de ce pays que j'aime tant ce dit Joan , les racines paternelle refont telle surface ? .

 

Joan serra la main de Marcio avec virilité et tout en plongeant ses yeux dans ceux de Marcio il dit «  tu a toute ma confiance, fait en bonne usage car rare sont les personnes à qui je la donne « 

Marcio pris Joan dans ses bras et lui glissa à l'oreille «  t'as confiance m'honore je ne te décevrais pas mais toi tu as près de toi mon bien le plus précieux prend soin mon ami « 

« Compte sur moi » répondit Joan  et sur cet échange

Banitéo et Joan embarquèrent  sur une fileuse  (longue barque effilé et sur-motorisé pour passer dans le gros courant)

1700 kilomètres à parcourir avant de retrouver un peu de civilisation

Et se retrouver dans la région  de São Paulo.

Il faut dire que prendre la direction vers la mer semble simple *

Mais la région de Manaus ce n'est pas tout près quand même pensa Joan

 

Mais bon Marcio veux qu'ils  restent discret  donc cela passe par une petite croisière de 700 kilomètres en  barques sur le fleuve Carajas   alors au programme bivouac au bord de l'eau, le soir  féfé  (du caïman) au menu  piqures de moustiques en prime , puis c'est l'arrivé au cœur du Mato grosso avec sa chaleur torride ,

 Petite pause à Cuiabá ou un 4x4 nous fera traverser les pistes du Mato Grosso do Sul jusqu'au petit aéroport de São Jose das palmeiras

Et puis direction la France 

« à l'arrivée bateau plus 4x4 plus avion c'est près de 11800 bornes a ce farcir «   pensa Joan  

 

 

 

© copyright JC

 

 

 

 

 

 

 

Par joan césario - Publié dans : Homem de Sangue mas de Razao
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Mercredi 24 juin 2009

Dans ce pays

 

Là où je respire, il y a le soleil.

un soleil de plomb

Il y a aussi du vert ...partout omniprésent, écrasant, étouffant.

La chaleur , la moiteur, et le ventilateur écrasent les hommes et les animaux.

Je suis assis la au fond de la pulpéria à siroter un vieux rhum....la tête perdue dans

Les souvenirs et les vapeurs d'alcool....

 je brûle ce qu'il me reste d'existence à attendre ,

à attendre cette femme qui ne vient pas,

cet espoir qui chaque nuit me quitte, et me serre  la gorge au petit matin .

je la vois arriver ...dans la lumière , passer ses putains de portes et venir s'asseoir devant moi,

je devine son sourire sous ses cheveux  rebels qui tombent devant son regard.

Elle pose ses mains sur la table et pointe un doigt sur mon verre en me demandant la même chose, je commande d'un claquement de doigts...le verre arrive elle relève ses cheveux et plante ses yeux dans le miens ,  le temps s'arrête

 

 

 

 

 Tic tac tic tac, le temps passe mais je ne le vois pas .

La pluie redouble mais je ne l'entends pas , il fait 40°

La chaleur est lourde , humide , chargée, mais je ne bouge pas d'un pouce .

Je suis la planté , comme figé, les yeux plantés dans les siens  le verre collé à la patte.

Rien ne bouge , pas même le vieux ventilo qui lui aussi a suspendu son interminable vol au dessus de nos têtes .

A l'extérieur les galinperos reviennent de leur chasse pour certains ,

  de leur recherche de filons d'or pour les autres ?

cette fièvre de l'or je l'ai eue aussi , c'est même elle qui m'a mené ici

dans cette jungle .

mais aujourd'hui je m'en fous de l'or , j'ai autre chose en tête.

Je suis toujours là planté au beau milieu de ce trou,

A rêver d'elle , mon verre est vide j'en recommande un autre ,

Il est 3 heures du matin et il fait toujours 40°.

Je l'attends toujours

Peut être un jour les portes  s'ouvriront sur elle

Par joan césario - Publié dans : récit de vie
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Lundi 22 juin 2009
50 ans  aujourd'hui
que boris vian s'en est allé................certainement attendre avec une certaine impatience  les 1er détracteurs de ses ouvres venir déposer un crachat sur sa tombe
j'avais  envie de lui rendre hommage  aujourd'hui
avec un petit bout de son histoire
et un texte  que j'adore



Boris Vian naît le 10 mars 1920 à Ville-d'Avray dans les Hauts-de-Seine. Son père Paul est rentier, sa mère Yvonne Ravenez est pianiste et harpiste amateur. Son grand-père Henri Vian fut bronzier et fondeur[1], ses magasins étaient au 5 rue Thorigny à Paris, dans l'Hôtel Salé devenu depuis le musée Picasso.

Le frère aîné de Boris, né le 17 octobre 1918, s'appelle Lélio ; il y aura deux autres enfants après Boris, Alain né le 24 septembre 1921, et Ninon née le 15 septembre 1924.

À douze ans, Boris est victime d'un rhumatisme articulaire aigu, qui lui occasionne une insuffisance aortique.

Cette maladie du cœur, dont ses œuvres porteront la trace, en fera la cible de l'affection trop étouffante de sa mère. Il en parlera dans L'Herbe rouge, et plus encore dans L'Arrache-cœur.

Il fait ses études primaires et de collège au lycée de Sèvres (1927-1932), puis entre au lycée Hoche de Versailles, de la troisième à la classe de Philosophie (1932-1936). Sa scolarité est souvent interrompue en raison d'accidents de santé. S'il passe avec facilité la première partie du baccalauréat en 1935, il est contraint de suivre une seconde terminale au lycée Condorcet, à Paris, où il obtient le baccalauréat final A-philosophie, avec option mathématiques.

Il suit les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques au lycée Condorcet et entre à l'École centrale Paris en 1939. À la fin de ses études, il travaille comme ingénieur à l'Association française de normalisation (AFNOR) de 1942 à 1946, où il profite de ses instants de liberté pour écrire et jouer de la musique jazz.

Il fréquente les cafés de Saint-Germain-des-Prés : café de Flore ou des Deux Magots, à l'époque où ceux-ci rassemblent intellectuels et artistes de la rive gauche : Jean-Paul Sartre (le Jean Sol Partre de L'Écume des jours), Raymond Queneau, Simone de Beauvoir, Juliette Gréco, Marcel Mouloudji ou Miles Davis.

Son premier roman célèbre (sous l'hétéronyme de Vernon Sullivan) est J'irai cracher sur vos tombes, écrit en 1946. Le roman est très controversé, notamment parce qu'il est retrouvé sur les lieux d'un crime passionnel. Boris Vian est condamné en 1950 pour outrage aux bonnes mœurs. S'ensuivent des romans tout aussi noirs et sarcastiques : Les morts ont tous la même peau, Et on tuera tous les affreux et Elles se rendent pas compte.

Si les œuvres à succès, signées Vernon Sullivan, ont permis à Vian de vivre, elles ont aussi occulté les romans signés de son vrai nom, œuvres plus importantes à ses yeux. D'après lui, seuls ces derniers avaient une véritable valeur littéraire. Après l'échec de L'Arrache-cœur, il décide d'abandonner la littérature.

Passionné de jazz, il joue de la trompette de poche (rebaptisée « trompinette-c'est une petite trompette ») au Tabou, club de Saint-Germain-des-Prés. Il est aussi directeur artistique chez Philips et chroniqueur dans Jazz Hot de décembre 1947 à juillet 1958, où il tient une « revue de la presse » explosive et extravagante. Henri Salvador disait de lui : « Il était un amoureux du jazz, ne vivait que pour le jazz, n'entendait, ne s'exprimait qu'en jazz ».

1951 et 1952 seront des années sombres pour Boris Vian. Il vient de quitter son épouse Michelle Léglise, dont il a eu deux enfants, Patrick en 1942 et Carole en 1948, et vit difficilement de traductions dans une chambre de bonne, au 8 boulevard de Clichy. Il n'a plus un sou mais le fisc s'acharne à lui soutirer des impôts anciens qu'il ne peut payer. Son esprit fécond l'amène cependant à collaborer au Collège de 'Pataphysique (la science des solutions imaginaires), fondé en 1948. Il y retrouve Raymond Queneau et est nommé Équarrisseur de première classe en 1952, puis satrape en mai 1953. Dans cette aimable corporation, il donne libre cours à son imagination pour fournir des communications et des inventions baroques telles que le gidouillographe ou le pianocktail . En 1954, il se remarie avec Ursula Kübler.

Il fait quelques apparitions sur scène, au théâtre et dans quelques films. Il joue par exemple le cardinal de Paris dans Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy.

Le matin du 23 juin 1959, Boris Vian assiste à la première de J'irai cracher sur vos tombes, film inspiré de son roman, au cinéma Le Marbœuf. Il a déjà combattu les producteurs, sûrs de leur interprétation de son travail, et publiquement dénoncé le film, annonçant qu'il souhaitait faire enlever son nom du générique. Quelques minutes après le début du film, il s'effondre dans son siège et meurt d'une crise cardiaque en route vers l'hôpital. Le Collège de 'Pataphysique annonce la mort apparente du « Transcendant Satrape ».

Son œuvre connut un immense succès public à titre posthume dans les années 1960 et 1970, notamment pendant les événements de mai 68. Les jeunes de la nouvelle génération redécouvrent Vian, l'éternel adolescent, dans lequel ils se retrouvent.

....

et pour finir ce texte que j'aime énormément

ceux qui me connaissent  comprendrons bien pourquoi j'aime ce texte

Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort...

 

Boris Vian
Par joan césario - Publié dans : textes de noir vétus
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Mardi 16 juin 2009
J'aimerai Que Tu Sois Là

Alors comme ça, tu crois que tu peux distinguer
Le paradis de l'enfer ?
Le ciel bleu de la douleur ?
Fais tu la différence entre un champ de verdure
et des rails d'acier froid ?
Entre un sourire et un voile ?
Crois-tu pouvoir faire la différence ?

Est-ce qu'ils t'ont fait échanger
Tes héros contre des fantômes
Des cendres chaudes chaudes contre des arbres
De l'air chaud contre une brise rafraîchissante
Une maigre consolation
Et échangerais-tu
Un rôle de figurant pendans la guerre
Contre un premier rôle dans une cage

Comme j'aimerai,
Comme j'aimerai que tu sois là
Nous n'sommes que deux âmes perdues nageant dans un bocal
Année après année
Parcourant sans cesse le même vieux bout de terrain
Qu'avons nous trouvé
Les même vieilles peurs
J'aimerais que tu sois là

Par joan césario - Publié dans : texte de chanson
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bienvenue

Texte Libre

laissez vous transpoprter dans un monde hostile
rentrez dans ORO
retrouvez dans les catégories le debut de l'histoire

laissez vous voyager entre les lignes et les mots 
Joan Césario


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